Un sujet grave et sérieux, ça m'arrive aussi.
La peine de mort, ennemie de la démocratie
En tant que manifestation d'une justice de vengeance au nom de la douleur des victimes, la peine de mort est un acte contraire à l'impartialité de la justice puisqu'elle fait primer les droits de la victime sur ceux du coupable. Car oui, pour barbare et repoussant que soit son crime, le coupable est un être humain et doit être traité avec le respect qu'on porte à tout être humain. En effet, la justice des hommes a été mise en place pour éviter que la justice expéditive soit la règle. En séparant juge et partie, elle permet la protection des droits du coupable en tant qu'humain, y compris si il est l'auteur du plus atroce des crimes.
Or, une justice qui répondrait au même schéma fonctionnel que la justice de vengeance des victimes ne serait pas une justice telle que je l'ai décrite. Or la justice d'un pays démocratique doit respecter les droits qui fondent l'idée de la démocratie, à savoir qu'on doit respecter également tous les hommes. Y compris le pire des criminels.
Une justice correspondant au schéma de vengeance des victimes ne relève pas de la démocratie. Elle relève d'un fonctionnement archaïque que "nos ancêtres" ont mis des siècles à abattre. Et encore, la peine de mort a été abolie en 1981 en France (Et en 1982 ou 84, l'homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales).
La démocratie doit respecter les droits de tous. Sinon, ce n'est pas une démocratie véritable. La peine de mort, c'est la négation d'un des fondements de l'idée même de démocratie. À savoir que l'Etat reconnaît l'égalité de tous, donc le droit à la vie des personnes déjà vivantes (J'exclus les embryons pour ne pas laisser une faille trop évidente aux détracteurs de l'avortement >_<). Oui, même celle des criminels les plus répugnants.
C'est pour ça qu'il y a une justice indépendante (Indépendante dans la théorie mais on va faire comme si...), pour éviter que la justice suive le schéma de pensée des victimes et pour que la réponse corresponde non pas au sentiments des victimes mais à l'impartialité de la justice.
Tout ça en passant sur le fait que ça peut toucher des innocents, que comme par hasard aux USA, la majorité des condamnés sont noirs, en passant à la trappe l'affaire du pull-over rouge, l'affaire Patrick Dils, Omar m'a tuer (Pas mal comme faute d'orthographe pour une femme de bonne éducation en train de mourir ! )... C'est juste l'application de ce que j'ai développé.
Mais bon, libre à vous d'être contre la démocratie. Vous seriez pas les premiers, Franco, Mussolini, Hitler, Salazar, Staline, Pinochet, Milosevic et tant d'autres ont déjà montré qu'on pouvait être contre la démocratie...
Compléments>Considérer que le meurtrier ne mérite plus d'être traité comme un humain, c'est aussi suggérer que le bourreau, agissant au nom de la société (La Justice aujourd'hui est la représentante de la société et non des victimes), rend la société criminelle. Et donc, plus humaine?
Sur la Justice en tant que représentante de la société et non des victimes>aujourd'hui, la Justice est rendue au nom de la société, par des juges indépendants, et l'enquête est menée impartialement (La théorie diverge souvent de la pratique...), et non au nom des victimes. C'est une grande évolution, car on considère que c'est non pas la victime qui punit le coupable, mais la société qui le punit pour son acte. Donc la société, en théorie démocratique en France, ne doit pas se rendre elle-même coupable du crime qui est condamné en son nom.
[Ceci est un copié/collé complété d'un post de moi sur un forum.]
Au passage, autre sujet grave et sérieux>l'affaire Ilan Halimi, un article de moi ici+.
Et de la doc en plus ici +
La peine de mort, ennemie de la démocratie
En tant que manifestation d'une justice de vengeance au nom de la douleur des victimes, la peine de mort est un acte contraire à l'impartialité de la justice puisqu'elle fait primer les droits de la victime sur ceux du coupable. Car oui, pour barbare et repoussant que soit son crime, le coupable est un être humain et doit être traité avec le respect qu'on porte à tout être humain. En effet, la justice des hommes a été mise en place pour éviter que la justice expéditive soit la règle. En séparant juge et partie, elle permet la protection des droits du coupable en tant qu'humain, y compris si il est l'auteur du plus atroce des crimes.
Or, une justice qui répondrait au même schéma fonctionnel que la justice de vengeance des victimes ne serait pas une justice telle que je l'ai décrite. Or la justice d'un pays démocratique doit respecter les droits qui fondent l'idée de la démocratie, à savoir qu'on doit respecter également tous les hommes. Y compris le pire des criminels.
Une justice correspondant au schéma de vengeance des victimes ne relève pas de la démocratie. Elle relève d'un fonctionnement archaïque que "nos ancêtres" ont mis des siècles à abattre. Et encore, la peine de mort a été abolie en 1981 en France (Et en 1982 ou 84, l'homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales).
La démocratie doit respecter les droits de tous. Sinon, ce n'est pas une démocratie véritable. La peine de mort, c'est la négation d'un des fondements de l'idée même de démocratie. À savoir que l'Etat reconnaît l'égalité de tous, donc le droit à la vie des personnes déjà vivantes (J'exclus les embryons pour ne pas laisser une faille trop évidente aux détracteurs de l'avortement >_<). Oui, même celle des criminels les plus répugnants.
C'est pour ça qu'il y a une justice indépendante (Indépendante dans la théorie mais on va faire comme si...), pour éviter que la justice suive le schéma de pensée des victimes et pour que la réponse corresponde non pas au sentiments des victimes mais à l'impartialité de la justice.
Tout ça en passant sur le fait que ça peut toucher des innocents, que comme par hasard aux USA, la majorité des condamnés sont noirs, en passant à la trappe l'affaire du pull-over rouge, l'affaire Patrick Dils, Omar m'a tuer (Pas mal comme faute d'orthographe pour une femme de bonne éducation en train de mourir ! )... C'est juste l'application de ce que j'ai développé.
Mais bon, libre à vous d'être contre la démocratie. Vous seriez pas les premiers, Franco, Mussolini, Hitler, Salazar, Staline, Pinochet, Milosevic et tant d'autres ont déjà montré qu'on pouvait être contre la démocratie...
Compléments>Considérer que le meurtrier ne mérite plus d'être traité comme un humain, c'est aussi suggérer que le bourreau, agissant au nom de la société (La Justice aujourd'hui est la représentante de la société et non des victimes), rend la société criminelle. Et donc, plus humaine?
Sur la Justice en tant que représentante de la société et non des victimes>aujourd'hui, la Justice est rendue au nom de la société, par des juges indépendants, et l'enquête est menée impartialement (La théorie diverge souvent de la pratique...), et non au nom des victimes. C'est une grande évolution, car on considère que c'est non pas la victime qui punit le coupable, mais la société qui le punit pour son acte. Donc la société, en théorie démocratique en France, ne doit pas se rendre elle-même coupable du crime qui est condamné en son nom.
[Ceci est un copié/collé complété d'un post de moi sur un forum.]
Au passage, autre sujet grave et sérieux>l'affaire Ilan Halimi, un article de moi ici+.
Et de la doc en plus ici +


