Anarchie (I)

Anarchie (I)
Allez hop, ce soir, je vous fais grincer des dents ! Bah oui z'avez vu le titre... Je vois d'ici arriver, gros comme des camions, les "fuck l'anarchie c'est la merde c'est le bordel" mdr ! C'est donc une petite mise au point que je fais, histoire de vous retirer le poids de votre ignorance ! J'allais aussi oublier les baby-anarchistes avec les petits (A) partout, très rigolo mais contre pub abominable pour les anarchistes de conviction... Bref.
Je parle de l'Anarchie comme moyen d'élever l'Homme, considérant la liberté comme une valeur fondamentale de l'humain, et je dis bien la liberté, pas les libertés individuelles, qui sont encore autre chose.
L'Anarchie, ce n'est pas le chaos, c'est un système politique utopique visant à accroître la liberté collective pour élever l'humain et assurer son épanouissement sans détruire la Terre. Mais ce n'est pas une doctrine écologiste, ce n'est d'ailleurs pas une doctrine du tout, puisque d'une part il y a plusieurs mouvements, d'autre part c'est l'opposition aux fonctionnements doctrinaux. Cela pose une autre question que j'évoquerai après (c'est de la philo...). Le principe de base de l'Anarchie est de refuser tout ce qui nuit à l'humanité>désordre, inégalités sociales, injustices en tous genres...
L'idée selon laquelle l'Anarchie est le désordre est fausse. Le désordre en soi n'est pas le but de l'Anarchie, au plus c'est un moyen pour faire "bouger les choses". Ce n'est effectivement pas en restant sagement chez soi qu'on va faire avancer quoi que ce soit...
Comme disait Proudhon>"L'Anarchie, c'est l'Ordre !", phrase qui est restée... vous savez, le petit A dans un O.
Donc, avant de vous opposer sans savoir ou de vous prétendre anarchiste en croyant que c'est foutre le bordel... renseignez vous. L'Anarchie recherche l'ordre social dans l'égalité.
En revanche, là où elle a tort, c'est qu'elle fait confiance à l'Homme, or moi je ne fais pas confiance à l'Homme. Notre espèce a déjà suffisamment prouvé sa cupidité, sa vanité et sa propension à s'auto-détruire et la planète avec pour que je refuse de lui accorder ma confiance.
Enfin, la petite difficulté philosophique dont je vous avais parlé... l'Anarchie comme refus de toute idée imposée doctrinalement. C'est bien beau tout ça, mais n'est ce pas déjà une forme de doctrine? Refuser par doctrine de s'en faire imposer une, n'est ce pas déjà admettre sa soumission à la doctrine de l'anti-doctrinalisme? Et là, malheureusement, je n'ai pas de réponse définitive. Mais au moins, je signale ce problème en particulier avant qu'on m'attaque dessus, et je rappelle aussi que chaque idéologie a de tels défauts... Il suffit de les étudier avec soin^^
Bon, je n'ai pas dit le dixième de ce que j'aurais pu et dû dire sur l'Anarchie, mais je m'arrête là pour aujourd'hui, sinon vous allez saturer mdr^^
La suite au prochain article>l'Anarchie et le refus de l'Etat.

Ni Dieu, ni maître !

# Posté le samedi 18 mars 2006 14:49

Modifié le samedi 07 juillet 2007 08:49

Anarchie (II)

Anarchie (II)
L'Anarchie et le refus de l'Etat
Je vous avais laissés sur votre faim avec l'article précédent, en vous disant que je laissais pour celui ci la question de l'Anarchie et du refus de l'Etat.
En fait, c'est le refus d'une institution supérieure dirigeante au profit d'un comité égalitaire et citoyen (Autogestion) afin d'améliorer l'égalité des hommes et naturellement des femmes^^ en ne prenant pas pour organe dirigeant un gouvernement bâti dans le cadre d'une démocratie menteuse de par son application et ses implications. En ce sens, l'Anarchie n'est pas sans rapport avec la démocratie grecque dans sa forme, mis à part le fait que l'Anarchie n'est pas ostracisante. L'Etat est donc, en tant qu'institution lourde et trop complexe pour être honnête, l'ennemi de l'Anarchie.
Enfin, dernier point que j'aborderai sur le refus de l'Etat>l'Anarchie est internationaliste et libertaire, donc refuse les patriotismes, les dominations religieuses, etc. Un gouvernement est l'incarnation de l'Etat en tant que symbole de la patrie et de ses valeurs supposées ou réelles, comme le courage des soldats à la guerre, la défense de sa patrie, les valeurs de la famille, etc etc. L'Anarchie refusant l'Etat refuse de telles vleurs, qui dépendent en fait de deux choses>d'une part, la liberté et les libertés individuelles (dans un futur article), d'autre part, le refus de mépriser l'humain (À ce propos, je rédigerai un petit quelquechose sur l'avortement), donc les valeurs de la famille ne doivent pas être admises intrinsèquement telles qu'elles sont imposées, mais réfléchies en fonction de ces deux paramètres. Par exemple, si l'on peut haïr son voisin pour des raisons personnelles, on n'a pas le droit de le tuer. C'est aussi ça l'Anarchie, c'est un refus de laisser les humains s'entretuer car c'est une manière de prétendre dominer les autres que de les tuer. Ces valeurs découlent d'une réflexion et non d'une imposition. De même, on ne tue pas son voisin car on n'aimerait pas subir le même sort... Vous suivez?

# Posté le samedi 18 mars 2006 14:53

Modifié le mardi 10 juillet 2007 08:18

Anarchie (III)

Anarchie (III)
Cette fois ci, j'aborde un problème philosophique dont j'avais parlé>la distinction des libertés individuelles et de la liberté commune.
La liberté commune est la liberté qui se limite par son propre principe, à savoir, selon la célèbre formule>La liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres. Cette forme de liberté est plus restrictive que la liberté individuelle>la liberté individuelle n'a de limites que celle qu'on s'impose à soi-même, à moins qu'on prône la supériorité de la liberté commune, ce que la démocratie est sensée faire, à savoir que la liberté commune guide les limites des libertés individuelles. Reprenons l'exemple du méchant voisin^^>si la liberté individuelle prime, rien ne m'interdit, au nom de ma liberté individuelle de faire ce qui me plaît, de détruire mon voisin à la hache si tel est mon plaisir. En revanche, si la liberté commune guide les limites des libertés individuelles, je n'ai plus ce droit, car massacrer mon voisin est un obstacle à sa liberté puisque par exemple il ne pourra pas aller à sa partie de bridge du jeudi. De même, je n'ai guère envie que mon voisin me détruise la gueule car je préfère être en bon état pour eeeeeeeeuh mon jogging matinal mdr !
Vous suivez? L'Anarchie, c'est l'application de cette règle pour préserver la liberté de chacun dans un cadre égalitaire... ce qui manque toujours aujourd'hui, c'est le cadre égalitaire.

# Posté le samedi 18 mars 2006 15:02

Modifié le mardi 10 juillet 2007 08:21

Monsieur Le Pen

Je n'ai rien contre lui, vous savez... et même, nous prenons régulièrement le thé ensemble, c'est un homme poli, ouvert, doux...
Un peu de lecture?
+
Monsieur Le Pen

# Posté le dimanche 19 mars 2006 07:25

Modifié le samedi 07 juillet 2007 08:49

Taureau, taureau !

La corrida est une "tradition" pratiquée en Espagne et dans une partie du Sud de la France. Il s'agit d'un combat entre un homme et un taureau à la fin duquel ledit animal est mis à mort.
Il s'agit aussi et surtout d'une torture particulièrement atroce pour le taureau, qui est mis à mort après une séance d'humiliation et de tortures physiques insoutenable.
Les principaux actes de barbarie commis sur les bêtes sont>plantage de piques dans le dos, section de nerfs de la nuque pour forcer l'animal à baisser la tête, entailles dans la chair à coups de piques et d'épée, le tout sous les yeux avides de sang et de mort d'un public hurlant à la bravoure quand le torero plante finalement son épée dans la nuque du taureau tordu de douleur.
Oui, c'est cela, la corrida, un spectacle d'humiliation, de torture et de mort, où un public aux pulsions manifestement des plus morbides admire un homme assassiner un animal qui n'a été élevé que pour mourir dans des conditions avilissantes et dégradantes.
Le tout, dans la plus totale légalité... alors que l'acte commis durant la corrida, la mise à mort finale et tout ce qui la précède, est implicitement reconnu par la loi comme sévice grave.

"Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende.
À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée."
(Article 521-1 du code pénal.)

Cela signifie que la corrida est bel et bien reconnue comme acte de cruauté, mais qu'au nom de la tradition, elle est autorisée... En retirant, par cette disposition, la corrida des actes de cruauté répréhensibles et punissables par la loi, les législateurs en ont implicitement reconnu l'horreur et la barbarie.

Des renseignements supplémentaires ici+

J'écris cet article en France, au XXI° siècle, sur une pratique encore vivace.
Taureau, taureau !

# Posté le mardi 21 mars 2006 14:58

Modifié le mardi 10 juillet 2007 17:42